Pour un entrepreneur, savoir passer de la collaboration à la coopération donne accès à des ressources insoupçonnées, illustrant si besoin était une nouvelle fois que l’entrepreneuriat est avant tout une activité sociale.
C’est ce que livre Christian Travier dans un billet d’octobre dernier (#161 [brève] Coopération) qui prend le temps de clarifier des mots considérés un peu vite comme synonymes : collaboration, coopération, partenariat, alliance, coalition.
Comme il le rappelle, on constate régulièrement « la qualité du réseau partenarial que [des entrepreneurs établis] ont su construire autour d’eux ».
Il y a chez eux un « savoir-faire » précieux à construire des relations fructueuses, « que ce soit en interne en fidélisant des salariés engagés ou des associés solides, ou à l’extérieur avec des fournisseurs ou des clients fidèles ».
Cette pratique intuitive d’une stratégie d’écosystème gagne à être accentuée et formalisée. Notamment en choisissant nos conversations.
Comment faire ? Une piste consiste à mesurer le degré de réciprocité, qui permet d’estimer si la relation relève de la collaboration ou de la coopération. Il y a là à mon sens une clé de discernement pour ajuster les interactions qu’a un entrepreneur avec son entourage.
Au fil de mes accompagnements, notamment au travers d’ateliers structurés sur la stratégie d’écosystème, il semble que cette mesure subjective de la réciprocité soit un indicateur plus simple que celle de l’alignement ou de partage de valeurs communes (parfois manipulées avec talent par leur contrepartie).
Cette réciprocité est un guide pour démultiplier son action en :
- réduisant les conversations sans réalisation (drainantes en matière d’énergie et conduisant à un défocus),
- et en favorisant avec des contreparties prêtes à s’engager et donc à réellement coopérer.
L’effet a, à chaque fois, été immédiatement mesurable, tant au niveau d’un partage de ressources jusque-là inaccessibles que de la signature de nouveaux clients négligés.
Je ne peux d’ailleurs que vous recommander de revisiter votre écosystème, et de lancer des conversations avec vos clients, fournisseurs et autres parties prenantes qui gravitent autour de votre entreprise. Dit autrement, comme partagé ici l’an passé, de faire un « inventaire effectual« . A la clé, vous identifierez probablement des enjeux oubliés, des ressources pertinentes ou des coopérations à construire.
Bien entendu, ces coopérations ne naissent pas solides et peuvent passer par des collaborations constructives pour apprendre à se connaître et vérifier que les alignements sont réels » indique Christian.
Et pour conclure ce post, qui ne vous dispense en rien d’aller lire le billet ci-dessous, ces derniers mots de sa plume : « L’équilibre de l’entrepreneur qui prépare l’avenir s’appuie sur des coopérations solides et des collaborations renouvelées permettant de s’ouvrir à de nouvelles opportunités de coopérations pour préparer le futur.
Publié initialement sur LinkedIn : voir le billet d’origine
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