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Succès = Attitude x Effort x Capacité

Vignette Lkdn

En ces temps de questionnement sur la place du travail face à l’IA, je vous propose un pas de côté, avec ce billet de Joost Minnaar (Corporate Rebels).

Il y détaille une formulation proposée par Kazuo Inamori, un entrepreneur et industriel japonais qui contribua à sauver la compagnie aérienne nationale, JAL, mais aussi un philanthrope et un moine bouddhiste zen.

Cette « formule » est le fruit de sa réflexion face au fait que des personnes normales peuvent obtenir des résultats extraordinaires, et qu’à l’opposé d’autres, plus douées, peinent dans leurs réalisations (tout parallèle avec le fait que les entrepreneurs sont avant tout des hommes et des femmes comme les autres n’est ici qu’anecdotique).

Au fond, le succès pour Inamori est la résultante de 3 variables (auxquelles j’ajouterai la chance, mais qui peut être considérée aussi comme une composante de l’attitude):

  • la capacité (ou l’aptitude)
  • l’effort, ou l’enthousiasme face à l’action
  • l’attitude (la façon de penser et d’agir) pour orienter nos efforts et nos capacités.

Ce qui donne: Succès = Attitude x Effort x Capacité.

Cette « équation humaine » de Kazuo Inamori peut permettre de réfléchir à ce qui se joue avec la multiplication des possibilités offertes par l’#intelligenceartificielle et d’entrevoir des pistes pour ne pas se laisser enfermer dans la crainte d’être remplacés par les machines. Et donc de faire en sorte de rendre plus humain notre travail.

Sans prendre le temps d’élaborer plus avant, voici quelques idées en vrac :

  • Capacité : se pose la question urgente de comprendre comment ces outils peuvent contribuer à notre progression, tout en restant lucide sur les dangers et les risques inhérents à tout outil (la perte de connaissance et de maîtrise de tâches évacués par les outils) et ceux plus spécifiques posés par l’IA (parmi eux, la transformation de nos façons d’apprendre, le danger de raisonner correctement « seulement en moyenne »,…).
  • Effort : l’un des pièges ici serait de laisser la machine décider pour nous dès lors que la tâche parait plus simple avec l’outil, nous conduisant à faire reculer notre sens critique (je pense à la facilité de s’en remettre pour nos décisions aux recommandations des algorithmes).
  • Attitude : si « l’évaluation » des deux premiers facteurs est de 0 à 100, Inamori recommande de penser à l’évaluation de la variable attitude de -100 à 100. Avec donc un effet qui peut être négatif (et pas simplement réducteur), ou positif dès lors qu’il est orienté tant pour soi que pour tous. Appliqué à ce billet, il devient urgent de réfléchir aux finalités derrière nos choix d’IA et à leurs modalités de mise en œuvre pour ne pas conduire à une aliénation du travail.

Je suis curieux de vos réactions et réflexions à la lecture du billet de Joost.

Publié initialement sur LinkedIn : voir le billet d’origine

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