« Do things that don’t scale » : la leçon aux entrepreneurs de Paul Graham & du Ycombinator pour mieux réfléchir à l’introduction de l’IA dans l’éducation et la formation ?
Arrêtez-vous pour lire ce billet de Dr Philippa Hardman qui partage sa réflexion sur ce sujet compliqué (voire complexe) de comment outiller la formation avec de l’IA.
En résumé : l’apprentissage peut être incroyablement amélioré par l’intelligence artificielle, notamment celle choisie avec soin. Avec un danger toutefois qui risque de se généraliser : une perte de compétence massive si on ne veille pas à « installer » la compétence, à l’engrainer dans nos apprentissages, avant de s’outiller de systèmes informatiques.
C’est là que la leçon de Paul Graham & le « Do things that don’t scale » intervient: une compétence-clé relève par nature de ces choses qui ne peuvent passer facilement à l’échelle. Par contre, une fois cette compétence acquise, tout est en place pour avancer avec efficacité, y compris face à des changements de systèmes qui bouleversent une organisation (voire leur disparition, même momentanée comme vient de l’illustrer l’aventure Crowdstrike la semaine passée).
Pour prendre une image datée, ceux qui ont appris à chercher un ouvrage dans un bibliothèque à cette époque où tout cela n’était possible que par la consultation de fiches cartonnées dans des petits tiroirs savent utiliser avec efficacité à peu près n’importe quel système automatisé. Ils sont notamment parfaitement à l’aise avec les logiques de mots clés, et l’importance de travailler avec des synonymes ouverts (et pas simplement le terme qui nous vient en premier à l’esprit). Et restent capables de travailler lorsque les systèmes sont débranchées.
Comme ceux qui ont pu faire face à Crowdstrike en ressortant des paperboards (encore fallait-il encore en avoir sous la main).
Ce qui rejoint les pistes de réflexions de Philippa Hardman:
- Quels sont les compétences qu’il nous faut continuer à enseigner sans recours aux outils d’IA?
- Comment réfléchissons-nous à au rapport coût/bénéfice de ne pas utiliser des solutions d’IA dans nos apprentissage d’une compétence? Que ce soit dans l’utilisation de cette compétence ou pour l’élève.
En ajoutant une dernière: Comment se prémunir par et dans l’apprentissage contre la possible apparition de failles critiques fragilisant nos systèmes, qu’ils soient humains ou technologiques?
Suis preneur de vos réactions. Et merci à Thomas Kurkdjian pour m’avoir signalé ce billet.
Publié initialement sur LinkedIn : voir le billet d’origine


