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La culture d’entreprise, une non-fiction qui s’écrit ? 

Vignette Lkdn

« A company’s culture is a 50-day moving average. It’s what you’ve been collectively doing as a company over the last 50 days ».

Affirmation provoquante me direz-vous de Jason Fried. Sans doute. Néanmoins, l’idée de la culture d’entreprise comme un comportement émergent est séduisante. Surtout si l’on a en tête que l’émergence semble une propriété des systèmes complexes.

Sans en faire une simple « moyenne mobile sur 50 jours », je suis frappé de voir au quotidien comment un entrepreneur façonne la culture de son organisation. Y compris quand il pense n’en avoir aucune, ou regrette de ne pas en avoir formalisée.

Le sujet n’est pas ici la parole et ce qu’elle déclenche, mais bien l’action et les comportements. C’est d’ailleurs un motif récurrent avec plusieurs de mes clients, qui aimeraient définir la culture de leur organisation. Et pourtant, lorsque je les questionne, ils ont bien conscience qu’il y a déjà beaucoup de choses installées.

La dernière remarque de Jason, « Culture is the non-fiction story of an organization. It writes itself », résonne d’autant plus en regard des échanges évoqués ci-dessus. J’aime cette idée de « non-fiction story », car je pense que tous ces actes et comportements, pour tenir et se développer, gagneraient à être mis en récit.

J’évoquais en réponse à un billet d’Ibrahima Fall1, PhD qu’un de mes anciens patron avait une expression qui symbolisait bien cela. Que ce soit dans une organisation, une famille ou un couple, il est pour lui nécessaire de « se la raconter » : de se raconter notre histoire, pour la rendre toujours plus vivante, et utile pour la faire durer.
Ibrahima soulignait dans ce billet (en commentaire) que la transformation d’une organisation relevait moins d’un plan d’action que de la « capacité à aider à verbaliser et à partager autant que possible des expériences constitutives du sens commun ».

Si la culture relève avant tout d’un sens commun, voire d’un des « communs » propres à l’organisation, alors cette idée de moyenne mobile des comportements résonne étrangement (quand bien même le temps long se déploie au quotidien, plus qu’on ne le pense).

Qu’en pensez-vous? Je suis curieux de lire vos réactions

Publié initialement sur LinkedIn : voir le billet d’origine

  1. https://www.linkedin.com/posts/ibrahima-fall-phd-a4ab4512_culture-transformation-rh-share-7085141565123244032-V-tP/ ↩︎

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