Économie circulaire et impact social : deux sujets intimement liés

Deux thèmes essentiels pour nos organisations, l’économie circulaire et l’impact social, sont par nature intimement liés. En dépit du fait que pour beaucoup les deux ne se recoupent pas. Ne pas étudier les deux dans un même mouvement présente un risque important d’un énième « washing ».

Dissocier l’un de l’autre, outre le risque de réputation, présente le danger de passer à côté de pistes essentielles (ou de problèmes structurants), permises par un échange continu avec les parties prenantes à l’entreprise.

Puisque tout est lié, les enjeux environnementaux et sociaux méritent d’être considérés comme intriqués, en tension permanente, une tension certes exigeante mais fructueuse par les possibles qu’elle ouvre.

A ce titre, la grille de lecture proposée par Board of Innovation dans son billet Bringing social impact into circular economy permet de prendre de la hauteur, en tissant des liens entre ces deux dimensions. Au point de pouvoir servir à la fois d’outil d’exploration et de pilotage de ces deux sujets.

Je vous recommande d’ailleurs un podcast de McKinsey, déjà ancien (2016), Why the circulareconomy is all about retaining value, qui soulignait que la circularité ne relevait certainement pas d’une mode environnementale mais bien d’un enjeu structurant pour une entreprise, son modèle d’affaire ainsi que l’ensemble de sa chaîne logistique :

 « Contrary to popular thinking in various companies, the circular economy isn’t the latest sustainability fad and shouldn’t be thought of as a recycling or green program. It requires top-down management and change across a company, including reevaluating product design, business models, and the supply chain. »


Brieuc Saffré évoquait aussi ces enjeux dans un billet de 2018 intitulé Qu’est-ce que le design circulaire ?, en soulignant la nécessité d’un #design circulaire : « En ajoutant une 4ème sphère, celle de la circularité qui reprend les notions de ressources, d’écosystèmes, de biomimétisme, à la grille de lecture du #designthinking, le designer ouvre automatiquement de nouveaux champs d’explorations et de nouvelles opportunités économiques, sociales et environnementales ».

 

La simplicité apparente de ce « Social-in-circular Lifecycle Diagram » a plusieurs avantages :

– Exploration disais-je plus haut : il permet de révéler les enjeux croisés entre les deux dimensions ;
– Communication : une fois mis en lumière, il devient possible de partager les défis et les difficultés propres à un changement si radical de la façon de penser une activité, un service ou un produit ;
– Innovation : parce que « le problème, c’est le problème », la nuance permise par un tel outil peut devenir un catalyseur de solutions inattendues, oubliées, décalées ou frugales ;
– Pilotage : la visualisation rendue possible par un simple code couleur permet également de guider la réflexion et l’action quotidienne.

Ceci est bien visible dans un des exemples illustrant l’article reproduit ci-dessous :

Cette idée de circularité élargie peut naturellement irriguer l’ensemble de l’entreprise et dépasser les limites de l’organisation, car son champ d’application s’étend à l’ensemble de la chaine de valeur. Le levier qu’elle permet s’applique tant aux réflexions sur les coûts qu’à celles sur les revenus.

La circularité élargie constitue enfin une piste à ne pas négliger pour réfléchir aux transformations auxquelles les entreprises sont confrontées, de la responsabilité des organisations à la remise en cause d’activités traditionnelles ou la tendance soutenue vers plus de services autour des produits.



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